TRACES

Presented at Atelier 9, Bangkok 2026.

These boxes once held a presence.

Originally designed to house small Buddha figures, they carried within them a form of attention — a space for devotion, protection, and the quiet continuity between the visible and the unseen. Today, they no longer contain what was placed inside them.

They hold what remains without form.

Within each box, an image appears. Not as representation, but as a displaced fragment of reality. Photographed in Bangkok, these interiors belong to spaces now altered or gone — shaped by passage, by temporary lives, by the fragile balance between appearance and disappearance.

Nothing has been staged.
What is shown is what remained, at the moment it could still be received.

Set within a black interior and sealed behind anti-reflective glass, the image detaches itself from the object that holds it. It does not settle. It hovers.

These boxes no longer contain what they were meant to display.
They become thresholds.

Each image persists as a trace — not a faithful memory, but the fragile residue of a reality that has withdrawn.

The image does not replace what was once there.
It does not offer an equivalent.

It listens to what remains.

TRACES

Présenté à Atelier 9, Bangkok 2026.

Ces boîtes abritaient autrefois une présence.

Conçues pour accueillir des figures de Bouddha, elles portaient en elles une attention : un espace de dévotion, de protection, de continuité silencieuse entre le visible et l’invisible. Aujourd’hui, elles ne contiennent plus ce qui y fut placé.

Elles accueillent ce qui subsiste sans forme.

À l’intérieur de chacune, une image apparaît. Non comme une représentation, mais comme un fragment de réel déplacé. Photographies réalisées à Bangkok, ces intérieurs appartiennent à des lieux désormais transformés ou disparus — pièces façonnées par le passage, par des vies provisoires, par cet équilibre instable entre apparition et effacement.

Rien n’a été mis en scène.
Ce qui est donné à voir est ce qui restait, au moment où cela pouvait encore être reçu.

Isolée dans un fond noir et protégée par un verre antireflet, l’image se détache de l’objet qui l’accueille. Elle ne s’y inscrit pas pleinement. Elle ne repose pas. Elle demeure en suspension.

Ces boîtes ne contiennent plus ce qui était destiné à être regardé.
Elles deviennent des seuils.

Chaque image y persiste comme une trace : non pas mémoire fidèle, mais rémanence fragile d’une réalité qui s’est retirée.

L’image ne remplace pas ce qui a été.
Elle n’en propose pas l’équivalent.

Elle en recueille l’écho.