TRACES
These boxes once held a presence.
Originally designed to house small Buddha figures, they carried within them a form of attention — a place for devotion, for protection, for the quiet continuity between the visible and the unseen. Today, they return emptied of their initial function, yet not devoid of meaning.
Inside each box, an image appears.
Photographed in Bangkok, these interiors belong to spaces now altered or gone — rooms shaped by passage, by temporary lives, by the fragile balance between appearance and disappearance. Nothing has been staged or rearranged. What is shown is what remained, at the moment it could still be received.
Set against a black interior and sealed behind anti-reflective glass, the image seems to detach itself from the object that holds it. It neither rests nor fully occupies the space. It hovers.
These boxes no longer hold what was once placed within them.
They hold what remains without form.
Each piece presents a suspended fragment of reality, displaced into a space once meant for the sacred.
The image does not replace what was once there.
It listens to it.
Ces boîtes abritaient autrefois une présence.
Conçues pour accueillir de petites figures de Bouddha, elles portaient en elles une forme d’attention — un espace de dévotion, de protection, de continuité silencieuse entre le visible et l’invisible. Aujourd’hui, elles reviennent vidées de leur fonction initiale, mais non de leur charge.
À l’intérieur de chacune, une image apparaît.
Photographiés à Bangkok, ces intérieurs appartiennent à des lieux aujourd’hui transformés ou disparus — des pièces façonnées par le passage, par des vies provisoires, par cet équilibre fragile entre apparition et effacement. Rien n’a été mis en scène. Ce qui est donné à voir est ce qui restait, au moment où cela pouvait encore être reçu.
Isolée dans un fond noir et protégée par un verre antireflet, l’image semble se détacher de l’objet qui l’accueille. Elle ne repose pas, elle ne s’inscrit pas entièrement dans l’espace. Elle demeure en suspension.
Ces boîtes ne contiennent plus ce qui y était placé.
Elles accueillent ce qui subsiste sans forme.
Chaque pièce présente un fragment de réel suspendu, déplacé dans un espace autrefois destiné au sacré.
L’image ne remplace pas ce qui était là.
Elle en écoute encore l’écho.